Avec son livre « Ditanyè, ORIGINE », Djeni Zimassa remet en lumière les auteurs de la composition, de la transcription et de la première interprétation du Ditanyè

Derrière chaque hymne national se cache une histoire, des femmes et des hommes qui, par leur engagement, ont contribué à forger un symbole de la nation. Au Burkina Faso, cette mémoire mérite d’être mieux connue, mieux documentée et surtout mieux transmise aux jeunes générations.

C’est dans cette dynamique que le lieutenant à la retraite Djeni Zimassa a présenté et dédicacé, ce vendredi au CNAMC (École de Musique), son ouvrage « Ditanyè, ORIGINE », un livre de 108 pages publié aux éditions IKS. Placée sous la présidence du Général de Brigade (er) Pingrenoma Zagré et le parrainage du Commandant Aimé Césaire Ouédraogo, la cérémonie a réuni plusieurs personnalités du monde culturel et institutionnel.

À travers cet ouvrage riche en anecdotes, l’auteur revient sur les origines du Ditanyè et met en lumière les principaux acteurs de sa création, de sa transcription et de sa première interprétation. Témoin privilégié de cette période, Djeni Zimassa explique avoir voulu apporter des éléments historiques fondés afin de mieux situer les différentes contributions qui ont façonné l’hymne national.

Selon lui, le texte initial est attribué au capitaine Thomas Sankara, avant d’être structuré en couplets et refrain par Patrick Gomdaogo Ilboudo. La mélodie a ensuite été élaborée avec la participation de Thomas Sankara et de SEMPORE Maurice, tandis que la transcription musicale a été réalisée par un musicien coréen dans le cadre des préparatifs des festivités de la Révolution. 

L’auteur revient également sur les circonstances de la toute première interprétation et du premier enregistrement audiovisuel de l’œuvre.

Pour les intervenants, ce livre vient surtout combler un besoin de clarification historique. Représentant le ministère en charge de la Culture, Hamidou Belem a salué une publication qui contribue à mieux faire connaître les véritables acteurs ayant participé à l’élaboration de l’hymne national. Il a invité les Burkinabè à s’approprier cet ouvrage afin de nourrir les débats sur des faits documentés plutôt que sur des affirmations non vérifiées.

Même satisfaction du côté des éditions IKS. Son responsable, Nestor Koama, s’est félicité d’avoir accompagné un projet entièrement conçu, édité et imprimé au Burkina Faso. Pour lui, soutenir les auteurs nationaux et les maisons d’édition burkinabè constitue un levier essentiel pour préserver le patrimoine intellectuel du pays.

Au-delà de la présentation d’un livre, cette cérémonie a rappelé qu’un peuple qui connaît l’histoire de ses symboles renforce son identité collective. Promouvoir les auteurs de la composition, de la transcription et de la première interprétation du Ditanyè, c’est rendre justice à celles et ceux qui ont contribué à bâtir l’un des plus puissants marqueurs de la souveraineté burkinabè. C’est également offrir aux générations futures une mémoire fidèle, documentée et digne d’être transmise.

À travers « Ditanyè, ORIGINE », le lieutenant à la retraite Djeni Zimassa invite les Burkinabè à redécouvrir les origines de leur hymne national et à rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à sa composition, sa transcription et sa première interprétation. L’ouvrage, publié aux éditions IKS, est disponible au prix de 5 000 FCFA. Un investissement modeste pour mieux connaître une page essentielle de l’histoire nationale.

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