La première édition du Festival de la diversité culturelle au Sahel s’est ouverte le 27 juin à Gorom-Gorom, dans la province de l’Oudalan. Placé sous le thème « Diversité culturelle : facteur de paix et de développement communautaire », l’événement ambitionne de promouvoir le dialogue entre les communautés et de renforcer le vivre-ensemble dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux.

Gorom-Gorom accueille la première édition du Festival de la diversité culturelle au Sahel, une initiative portée par l’Association pour la culture et le développement (ACD). L’ouverture officielle a été présidée par le représentant régional en charge de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, également président de la délégation spéciale de Gorom-Gorom, Sylvain Nagalo.
Le promoteur du festival, Issoufa Mouzerata Dicko, a marqué la cérémonie par une arrivée à dos de dromadaire, symbole des traditions sahéliennes. Son initiative vise à faire de ce rendez-vous un espace de valorisation des identités culturelles et de rapprochement entre les communautés.
Dans son intervention, Sylvain Nagalo a salué une initiative qui met en valeur « l’une des plus grandes richesses » du Burkina Faso : sa diversité culturelle. Il a rappelé que le pays est une terre de brassage où cohabitent plusieurs communautés, faisant de cette diversité un atout pour renforcer l’identité nationale et la résilience collective.
Selon lui, le thème retenu pour cette première édition répond aux réalités actuelles de la région. Il a estimé que la culture demeure un instrument de rapprochement entre les peuples, un vecteur de cohésion sociale et un levier de développement durable.

Le festival propose un programme riche comprenant des prestations de danses traditionnelles, des défilés culturels, des expositions artisanales, des dégustations de spécialités locales ainsi que des espaces de réflexion. Ces activités ont pour objectif de promouvoir les patrimoines culturels du Burkina Faso tout en favorisant les échanges entre les différentes communautés.
Le représentant du ministère en charge de la Culture a rappelé que les autorités accordent une place importante à la promotion de la culture, considérée comme un pilier du développement et de la souveraineté culturelle. Il a souhaité que le Festival de la diversité culturelle s’inscrive durablement parmi les grands rendez-vous culturels du pays et contribue au dialogue interculturel ainsi qu’au rayonnement de la région du Sahel.

Marraine de cette première édition et présidente de la veille citoyenne de Déou, Hadjiratou Brahima Cissé a invité les populations à faire de la diversité culturelle une richesse partagée. Malgré les différences de langues, de traditions et de modes de vie, elle a souligné que les communautés partagent un même territoire et une même volonté de construire un avenir de paix.
Face aux défis auxquels la région est confrontée, elle a présenté le festival comme un cadre de rassemblement, de dialogue et de renforcement de la cohésion sociale. Elle a également appelé les jeunes à devenir les gardiens du patrimoine culturel et à promouvoir les valeurs de respect, de tolérance et de solidarité.
En clôture de son intervention, la marraine a félicité le promoteur, le comité d’organisation et les partenaires pour leurs efforts, tout en exprimant le souhait de voir cette manifestation s’installer durablement dans l’agenda culturel national.
