Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement déclaré, le 15 mai 2026, une nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri. Les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia sont les principales localités touchées.
Selon le ministère congolais de la Santé, les analyses réalisées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ont confirmé huit cas positifs d’Ebola de souche Bundibugyo sur treize échantillons prélevés. Les autorités indiquent que les cinq autres prélèvements n’ont pas pu être analysés en raison d’un volume insuffisant.

Le cas supposé index serait un infirmier décédé le 24 avril 2026 au Centre médical évangélique de Bunia. D’après les autorités sanitaires, ce dernier présentait plusieurs symptômes compatibles avec Ebola, notamment la fièvre, des vomissements et des hémorragies.
À la date du 19 mai 2026, les autorités sanitaires congolaises faisaient état de 513 cas suspects, 131 décès et 69 personnes hospitalisées. Huit cas ont été confirmés en laboratoire, tandis que quatre membres du personnel soignant figurent parmi les décès enregistrés. Deux cas ont également été signalés à Kampala, en Ouganda.


Dans le même temps, une étude publiée le 18 mai 2026 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Imperial College London estime que l’ampleur réelle de l’épidémie pourrait être plus importante que les chiffres officiellement recensés. Les chercheurs évoquent entre 400 et 800 cas possibles au 17 mai, tout en précisant que le nombre réel de contaminations pourrait dépasser les 1 000 cas.
Face à cette situation, le gouvernement congolais a annoncé plusieurs mesures d’urgence, dont l’activation du Centre des opérations d’urgences de santé publique, le déploiement d’équipes d’intervention rapide et le renforcement de la surveillance épidémiologique dans les zones affectées.
Les autorités sanitaires appellent également la population à éviter les contacts avec les personnes malades ou décédées, à signaler rapidement tout cas suspect et à respecter les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains.

Cette nouvelle flambée d’Ebola intervient dans un contexte sanitaire déjà fragile dans l’est de la RDC, marqué par une forte mobilité des populations et des défis sécuritaires persistants.
Cette nouvelle flambée inquiète fortement les autorités sanitaires internationales, d’autant plus qu’aucun vaccin homologué n’existe actuellement contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. L’OMS a d’ailleurs indiqué que les premiers essais de vaccins pourraient prendre plusieurs mois avant d’être disponibles.
Face à la progression de la maladie, l’OMS a classé cette épidémie comme une urgence de portée internationale.
